Plus fort que les bombes

 Drone tueur du film d’Hollywood « Terminator 3 »

 

Par MADIHA TAHIR (http://thenewinquiry.com/author/madiha-tahir/)

 

Quel est le rêve ?

 

Je rêve que mes jambes ont été tranchées, que mon œil est manquant, que je ne peux rien faire… Quelquefois, je rêve que le drone va attaquer, et j’ai peur. J’ai vraiment peur.

 

Après la fin de l’interview, Sadaullah Wazir tire les jambes du pantalon par-dessus les moignons de ses genoux jusqu’à ce qu’elles recouvrent les prothèses couleur d’os.

Les articles écrits dans les jours qui ont suivi l’attaque du 7 septembre 2009 ne mentionnent pas ce jeune garçon adolescent mince au visage impassible qui était, à l’époque de ces histoires, allongé dans un hôpital spartiate au nord du Waziristan, ses jambes réduites en bouillie par des chutes de débris, un œil arraché par le shrapnel. Il n’y a pas non plus le moindre mot sur les trois autres membres de sa famille tuées : son oncle dans un fauteuil roulant, Mautullah Jan et ses cousins Sabr-ud-Din Jan et Kadaanullah Jan. Ils ont tous quitté le script de leur propre histoire jusqu’à tomber du bord de la page.

L’as-tu entendu venir ?

Non.

Que s’est-il passé ?

Je me suis évanoui. J’ai été assommé.

Comme Sadaullah, inconscient, était déplacé vers un hôpital mieux équipé à Peshawwar où ses jambes fracassées seraient amputées, les médias annoncèrent que, selon toute vraisemblance, un commandant haut placé d’al-Qaïda, Ilyas Kashmiri, avait été tué durant l’attaque. La déclaration s’avéra être erronée, la première de trois fois où Kashmiri serait rapporté tué.

Sadaullah et sa famille, pendant ce temps, étaient enterrés sous des débris de mots : « militant », « hors-la-loi », « anti-terrorisme », « installation », (un terme glacial pour une maison). Circulez, les médias états-uniens dirent à leur audience, il n’y a rien à voir ici. Quelques quinze jours plus tard, après que le monde ait oublié, Sadaullah se réveilla dans un cauchemar.

Te souviens-tu de la première fois où tu t’es rendu compte que tes jambes n’étaient plus là ?

J’étais au lit, et j’étais enveloppé dans des pansements. J’ai essayé de les bouger, mais je ne pouvais pas, alors j’ai demandé, « Avez-vous coupé mes jambes ? » Ils m’ont dit non, mais je savais plus ou moins.

Trois ans après l’attaque sur Sadaullah et sa famille pendant le mois saint musulman du Ramadan et huit ans après que les attaques de drones commencent à tuer des gens au Pakistan, le New York Times a finalement confirmé les détails concernant la procédure de décision des noms sur les « kill lists » (listes de cibles à éliminer, ndt), les tueries de foules, et la manière dont le décès par drone transforme tout corps musulman en « militant ».

Les survivants et les familles des victimes l’ont précisément dit depuis déjà pas mal de temps. La vérité est taillée dans leurs corps, mais il a fallu une ribambelle de citations d’officiels administratifs anonymes pour en faire une histoire importante. Après tout, qui peut croire ces gens – pas les anonymes qui ne sont pas comptés, mais ceux à qui il manque des membres et des parents, ces illettrés, ces sauvages, menteurs, terroristes et voisins de terroristes, engeance de terreur – qui peut les croire ?

Pourquoi penses-tu qu’ils t’aient attaqué ?

Ils disent que c’étaient des terroristes, mais c’était ma maison… Ce ne sont pas des terroristes. Ce sont juste des gens normaux avec des barbes.

Oui, il est utile à l’administration Obama d’admettre, même anonymement, qu’elle a défini une solution au problème de tuer des civils en classifiant de « militant » toute personne tuée par un drone US. Mais mon propos en est un différent : c’est à propos du secret de Polichinelle, l’information qui est désormais de notoriété publique mais qui est techniquement classé secrète par le gouvernement. C’est à propos de la façon dont la performance théâtrale du gouvernement US sur ce faux secret oriente les questions pouvant être posées et détermine l’information pouvant être imprimée.

Considérez, par exemple, la réponse du journaliste Scott Shane du New York Times aux accusations du site de surveillance des médias de l’Université de Harvard, Nieman Watchdog, comme quoi le journal renommé permettait une « campagne en dénigrement » contre ceux qui exposent les guerres de drones en citant des accusations provenant d’officiels anonymes. Voici Shane expliquant comment le théâtre des secrets publics fonctionne :

« Le programme de drones, comme je l’ai écrit, est dans l’étrange catégorie de l’information classée confidentielle mais publique, créant des difficultés à la fois pour les officiels du gouvernement et pour les journalistes. Beaucoup de spectateurs et quelques officiels gouvernementaux pensent que la situation est intenable et que le programme devrait être rendu complètement public, pour que de vrais débats puissent avoir lieu au Congrès et dans le public sur ces sujets.

Entre-temps, les journalistes ont souvent le choix entre la citation d’offficiels anonymes ou l’écriture d’histoires sur des accusations de mauvaises frappes et de morts innocentes et comprenant aucune réaction du tout. Je pense que c’est important d’inclure quelques voix de l’autre côté, et mes éditeurs ont approuvé. De plus, il me semble important que les citoyens sachent ce que dit le gouvernement, même si quelques citoyens trouvent les déclarations non-convaincantes ou pire.

Shane fait allusion à ce qui est devenu une pratique courante dans les médias états-uniens : la réduction de tous les thèmes et de la politique à une bataille de citations d’une cocasserie abyssale, à un côté et « l’autre côté » – comme si l’état états-unien n’était que l’équivalent bureaucratique d’un amputé adolescent vivant dans une zone de guerre. Et cela devient encore plus complexe. Puisque l’état est aussi, ostensiblement, un état démocratique et responsable, il devient d’autant plus nécessaire, comme dit Shane, que « les citoyens sachent ce que dit le gouvernement. »

Mais avec l’état représentant à la fois une voix parmi d’autres et aussi l’expression états-unienne de la démocratie au sens large, le point de vue du gouvernement est présenté de deux manières : d’une part, c’est une vue essentielle – les citoyens ont le droit de le connaître. D’autre part, ce point de vue va souvent à la presse sans avoir été vérifié, car c’est une voix parmi d’autres qui sont concurrentes dans un modèle de journalisme en point-contrepoint dans lequel des partis divergents offrent leurs versions de la vérité pour que le lecteur décide. En d’autres termes, ce sont les paroles du gouvernement ou leur manque qui constituent toutes les nouvelles dignes d’être imprimées.

Donc, presque une décennie après les frappes de drones, ce qui fait des infos des infos ne sont pas les vies menacées des autres des Etats-Unis, mais le théâtre des secrets du gouvernement qui garde les journalistes occupés à chasser, cajoler, négocier pour des fuites et des citations officielles pour confirmer ce que nous savons déjà. Pour la presse traditionnelle états-unienne, les « vrais débats », ainsi que le dit honnêtement Shane, ne prennent place que lorsque le gouvernement rend l’information publique. Jusque-là, le gouvernement dit circulez, et la presse obéit le plus souvent. Ceci est le domaine où le réel devient la propriété du gouvernement. Tout le reste n’est qu’un rêve. Ou un cauchemar.

Où cela concerne le Pakistan, les médias états-uniens classiques n’en viennent presque jamais à parler des véritables hommes, femmes, et beaucoup d’enfants déchiquetés par les drones. Sadaullah et d’autres comme lui attendent d’être entendus dans les médias classiques. Ils se sont portés volontaires à plusieurs reprises pour parler à des reporters. Des photos et des vidéos d’eux existent. L’avocat de certains de ces survivants et familles de victimes a proposé des interviews, et à chaque fois les médias traditionnels refusent. Pas la place. Pas le temps. Pas juste pour nous. L’équipe est trop occupée pour vérifier.

Ce n’est pas que des fuites ou des histoires à leur sujet soient sans valeur ou sans importance ; elles ne le sont pas. En effet, le traitement réservé Soldat Manning prouve combien les fuites sont immensément importantes. Mais la performance publique du secret par le gouvernement conditionne tellement la discussion qu’elle a diminué la capacité de prendre au sérieux la vie des autres.

Quand le gouvernement déclare que la définition d’un « militant » est un secret, ou que le programme d’attaques de drones dans les zones tribales pakistanaises est confidentiel, des segments du mouvement anti-guerre et d’organisations de défense des Droits de l’Homme répondent en réclamant la transparence et la responsabilité. L’espoir étant que la transparence ouvrira le programme au questionnement et à un examen significatif. Ce que la transparence et la responsabilité impliquent souvent concrètement dans le contexte des attaques de drones sur les Pakistanais est évident dans un communiqué de presse diffusé par Human Rights Watch en avril dernier. Le communiqué expose avec quelle ruse le théâtre des secrets publics du gouvernement déplace les termes du problème :

« Des remarques de la part d’un officiel US de la Central Intelligence Agency (CIA) suggérant que l’agence n’est pas légalement liée par les lois de la guerre souligne le besoin urgent pour que l’administration Obama transfère le commandement de toutes les frappes aériennes par des drones aux forces armées… La CIA joue un rôle croissant dans les attaques de drones sans transparence ou responsabilité démontrée, a dit Human Rights Watch… Le refus du gouvernement des USA de reconnaître les obligations légales internationales ou de fournir des informations sur les frappes où il y a eu des allégations crédibles de violations des lois de la guerre laisse peu de matière pour déterminer si les USA respectent leurs obligations légales, a dit Human Rights Watch. »

En d’autres mots, le gouvernement dit que la base de ses actions est un secret. HRW répond en réclamant que le gouvernement passe le contrôle des attaques de drones de la CIA aux militaires. (La présomption que les militaires seront plus transparents est assez douteuse.) Une fois que le problème – et par conséquent, la solution qui en découle – est défini en ces termes, c’est autour du secret du gouvernement que tourne toute l’affaire. La seule question ici est combien de « civils » contre des « militants » sont tués ; c’est-à-dire, si nous pouvions juste avoir les maths bons, il n’y aurait plus de questions morales ou éthiques. Une telle position appelle simplement à la légalisation d’une guerre illégale. C’est une sensibilité aux règles sans sens des principes. Plutôt que de demander d’où nous venons et où nous allons, elle demande juste à ce que les trains arrivent à l’heure.

Tandis que nous débattons des engrenages légaux, fuites officielles et manipulations gouvernementales par lesquelles ils se font tuer, l’existence matérielle, quotidienne et précaire des personnes vivant sous le bourdonnement inquiétant des drones US dans les zones tribales du Pakistan s’assoit rarement au centre des discussions.

Et si c’était le cas ? Si, à la place du secret public, l’on commence avec une prothèse de membre, un œil de verre, et une photo de funérailles, le cauchemar prend forme, se solidifie.

Voici Sadaullah devant vous ou Karim Khan parlant du frère et du fils qu’il a perdus, ou S. Hussein vous montrant la photo de l’enterrement de sa nièce âgée de quelques mois, vous savez que la différence entre se faire tuer par une administration qui ment sur le nombre de civils qu’elle a tués et une qui en a simplement « changé la définition » est exactement zéro. Ce n’est pas une information qui affecte les vies concernées. Cela n’a vraiment aucune importance si vous êtes tué par un mensonge ou une définition.

Quand vous demandez à Sadaullah ou Karim ou S. Hussein et d’autres comme eux ce qu’ils veulent, ils ne disent pas « transparence et responsabilité ». Ils disent qu’ils veulent que la tuerie cesse. Ils veulent arrêter de mourir. Ils veulent arrêter d’aller à des funérailles – et se faire bombarder alors même qu’ils sont en deuil. La transparence et la responsabilité, pour eux, sont des problèmes abstraits qui ont peu de choses à voir avec la mort, régulière et systématique. Les technologies pour les tuer bougent plus vite que les bureaucraties qui voudraient garder davantage d’entre eux en vie. Un missile Hellfire se déplace à mille six cents kilomètres/heure ; pas la transparence et la responsabilité.

Proposer ceci comme solution à cela équivaut à leur demander d’endurer l’horreur et de survivre à l’intenable jusqu’au moment où ces procédures administratives pourront statuer si la pratique est ou non légale. Cela confond la légalité et la justice, la loi et l’éthique. C’est très bien pour les avocats, mais comme le discours général au sein de la gauche, c’est une manière très détournée de montrer que vous vous sentez concerné.

En son cœur, la sorte de journalisme et de solutions légalistes dont je parle ici sont plus du genre à participer au théâtre Kabuki du gouvernement que celui concerné par le problème des vies mises en péril au Pakistan, au Yémen, en Somalie. De telles solutions n’ont pas grand-chose à dire, quand il s’agit de parler du problème des meurtres et des morts en ces lieux.

Pendant ce temps, les populations des zones tribales endurent réellement. Beaucoup vous diront qu’ils sont sous traitement pour des troubles psychologiques, et entendant ceci, il devient impossible de ne pas demander : sur quelles bases est-il censé de soumettre ces gens à des conditions de terreur avec pour seul but que les USA puissent chasser des terroristes ? Cette question se situe à des milliers de kilomètres des sophismes constitutionnels autour des « kill lists ». Alors que les thèmes de la loi et de la gouvernance ont des répercussions profondes sur la démocratie états-unienne, il est crucial de séparer les intérêts du peuple états-unien des intérêts des victimes du gouvernement états-unien. En faire moins est de méprendre l’égotisme pour l’empathie, manquer de reconnaître que le théâtre des secrets masque le cauchemar concret que les Etats-uniens refusent de voir.

Quelque temps plus tard, j’ai demandé à Sadaullah, plaisantant à moitié, Pourquoi devrais-je te croire ? Il a désigné ses membres en plastique, son faux œil. Regarde-moi, a-t-il dit.

Source : http://thenewinquiry.com/essays/louder-than-bombs/

Traduit depuis le web par willsummer

Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk

- S.I.Lex -

A première vue, il y a assez peu de rapports entre les Jeux olympiques de Londres et les univers dystopiques du cyberpunk, tel qu’ils ont été imaginés à partir des années 80 dans les romans de William Gibson ou de Bruce Sterling, à partir des premières intuitions de Philip K. Dick ou de John Brunner.

A bien y réfléchir cependant, le dopage – dont le spectre rôde sans surprise toujours sur ces jeux 2012 – est déjà un élément qui fait penser au cyberpunk, où les humains cherchent à s’améliorer artificiellement par le biais d’implants bioniques ou l’absorption de substances chimiques.

Mais c’est plutôt à travers la gestion des droits de propriété intellectuelle par le CIO que l’analogie avec le cyberpunk me semble la plus pertinente et à mesure que se dévoile l’arsenal effrayant mis en place pour protéger les copyrights et les marques liés à ces jeux olympiques, on commence…

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Le Massacre de Houla est un tournant du conflit syrien


Le 13 juin 2012, par Rainer Hermann

 

Le massacre de Houla est le tournant du conflit syrien. Se basant sur les observateurs de l’ONU, le public de l’Occident l’impute à l’armée syrienne. Il y a des rapports de témoins oculaires qui mettent en doute cette version. Selon eux, les civils ont été tués par des rebelles sunnites.

 

Le massacre de Houla a été un tournant dans le drame syrien. Il y a eu un immense tollé mondial lorsque le 25 mai 108 personnes furent tuées, avec parmi elles 45 enfants.

Des appels à une intervention militaire furent entendus et depuis la violence n’a fait que s’accroître en Syrie. Se basant sur des chaînes d’informations arabes et la visite des observateurs de l’ONU le lendemain, l’opinion publique mondiale a dans sa quasi-unanimité a imputé le massacre à l’armée régulière syrienne et à ses alliés proches, la milice Shabiha.

La semaine dernière [le 7 juin], le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » (FAZ) a remis en question cette version sur la base de rapports de témoins oculaires. Il a rapporté que les civils tués avaient été des Alaouïtes et des Chiites. Ils ont été assassinés exprès par des Sunnites armés à Taldou, une ville sur la plaine de Houla, alors qu’il y avait de lourds combats en cours autour de la ville et des barrages routiers, entre l’amrée régulière et des unités de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Plusieurs médias mondiaux ont depuis commenté cet article, la plupart le rejetant comme n’étant pas fiable. Il y a donc quatre questions: Pourquoi l’opinion publique mondiale a-t-elle suivi une autre version jusqu’à maintenant? Pourquoi le contexte de la guerre civile rend-il la version du FAZ plausible? Pourquoi les témoins sont-ils fiables? Quels autres faits soutiennent cette version?

Premièrement, pourquoi l’opinion publique mondiale a-t-elle suivi une version différente? Sans doute, toutes les atrocités commises dans les premiers mois du conflit, alors que l’opposition n’avait pas d’armement et était sans défense, doivent être imputées au régime. C’était donc une présomption logique que de penser que cela allait continuer. De plus, les médias publics syriens n’ont aucune crédibilité. Depuis le début du conflit, ils ont utilisé de manière répétitive des formules telles que « groupes terroristes armés ». C’est pourquoi personne ne les croit quand c’est vraiment ce qui se passe. Les chaînes d’infos al-Jazeera et al-Arabiya, par contre, sont devenues les médias en pointe. Elles appartiennent au Qatar et à l’Arabie Saoudite, deux états activement impliqués dans le conflit. Pour de bonnes raisons, nous connaissons l’adage: « En guerre, la vérité est la première victime ».

Deuxièmement, pourquoi le contexte de la guerre civile rend-il la version du FAZ plausible? Ces derniers mois, beaucoup d’armes ont été introduites en contrebande en Syrie; depuis longtemps, les rebelles utilisent des armes moyennement lourdes. En Syrie, plus de 100 personnes ont été tuées chaque semaine, les morts sont équilibrées des deux côtés. La milice combattant sous la bannière de l’ASL contrôle une grande part des provinces de Homs et d’Idlib et étend son règne sur de larges parties du pays. L’absence croissante de la règle du droit a mené à une vague d’enlèvements criminels; elle a aussi permis de régler certaines vielles histoires. Quiconque cherche sur Facebook ou parle à des Syriens: Tout le monde connaît des histoires de « nettoyages confessionnels » – de personnes se faisant tuer simplement parce qu’ils sont Alaouïtes ou Sunnites.

La plaine de Houla, surtout peuplée de Sunnites, située entre le Homs sunnite et les montagnes des Alaouïtes a connu une longue histoire de tensions inter-confessionnelles. Le massacre a eu lieu à Taldou, l’une des plus grandes villes de Houla. les noms des 84 civils sont connus. Ce sont les pères, les mères et 49 enfants de la famille al-Sajjid et deux branches de la famille Abdarrazzaq. Des riverains ont dit que les victimes étaient des Alaouïtes et des Musulmans qui s’étaient convertis de l’Islam Sunnite à l’Islam Chiite. A quelques kilomètres de la frontière du Liban, ceci les rend suspects d’être des sympathisants du Hezbollah qui est honni parmi les Sunnites. En plus, des membres de la famille du député Abdalmuti Mashlab, qui avait été fidèle au régime, figuraient parmi les victimes.

Les appartements des trois familles sont dans des parties différents de Taldou. Les membres des familles ont été tuées de manière ciblée avec une seule exception. Aucun voisin ne fut même blessé. Une connaissance des lieux était indispensable pour ces « exécutions » bien planifiées. L’agence de presse AP a cité le seul survivant de la famille al-Sajjid, Ali, onze ans: « Les assassins avaient la tête rasée et portaient de longues barbes « . Ceci est ce à quoi ressemblent des Jihadistes fanatiques, pas la milice Shabiha. Le garçon avait survécu en feignant la mort et en se recouvrant du sang de sa mère, selon ses dires.

 

Les rebelles sunnites poursuivent la « liquidation » de toutes les minorités

 

Dès le 1 avril la nonne Agnès-Maryam du monastère Jacob (« Deir Mar Yakub ») au sud de Homs dans la ville de Qara avait décrit le climat de violence et de peur dans la région dans une longue lettre. Elle y concluait que les rebelles sunnites étaient en train de se livrer à une liquidation par étapes de toutes les minorités; dans sa lettre elle décrit l’xpulsion de Chrétiens et d’Alaouïtes de leurs maisons alors qu’elles étaient occupées par les rebelles et le viol de filles qui étaient passées aux rebelles comme « butin de guerre »; elle avait été témoin oculaire quand sur la route de Wadi Sajjeh des rebelles avaient tué un commerçant refusant de fermer son échoppe avec une bombe dans une voiture et puis, devant une caméra d’al-Jazeera, ces mêmes rebelles déclaraient que cet acte avait été commis par le régime. Finalement ensuite elle décrit comment, dans le quartier Khalidijah de Homs, des rebelles sunnites avaient enfermé des otages alaouïtes et chrétiens dans une maison, faite exploser seulement pour déclarer plus tard que ceci avait encore été une atrocité perpétrée par le régime..

Pourquoi les témoins oculaires syriens doivent-ils être considérés comme crédibles? Parce qu’ils n’appartiennent à aucune des factions en conflit mais se tiennent entre les lignes de bataille et n’ont d’autre intérêt que d’essayer d’empêcher une escalade supplémentaire de la violence. Plusieurs de ces personnes ont déjà été tuées depuis. Donc personne ne veut révéler son identité. Mais il ne peut y avoir aucune certitude sur tous les détails d’un coup quzand il n’y a pas de possibilité de vérifier tous les faits sur place. Même si le massacre de Houla s’est produite ainsi que décrit plus haut, nous ne pouvons tirer de conclusions sur les autres massacres. Comme était le cas dans la guerre du Kosovo, chaque massacre doit être examiné individuellement.

Quels sont les autres faits soutenant la version décrite ici? Le FAZ n’était pas le premier à rapporter une autre version du massacre de Houla. Les autres rapports ne pouvaient tout simplement pas tenir la route face aux grands médias. le journaliste russe Marat Musin (1) qui travaille pour la petite agence de presse Anna avait été à Houla les 25 et 26 mai, avait été témoin oculaire partiel et avait publié les déclarations d’autres témoins oculaires. Egalement, l’arabiste néerlandais et journaliste indépendant Martin Janssen avait contacté le monastère Jacob à Qara où beaucoup de victimes avaient été hébergées et où les bonnes soeurs font du travail humanitaire de manière désintéressée.

 

Les rebelles présentent leur version du massacre aux observateurs de l’ONU

 

Les nonnes lui décrivirent comment plus de 700 rebelles, venant de Rastan, avaient pris un barrage routier avant Taldou, avaient entassé les corps des soldats morts et de civils devant la mosquée et, prenant la pose devant les caméras d’une chaîne d’info sypathisante avec les rebelles, ils avaient présenté aux observateurs de l’ONU leur version du massacre présumé commis par l’armée syrienne. Le jour suivant, le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon rapportait au Conseil de Sécurité de l’ONU que les circonstances détaillées n’étaient toujours pas claires. Mais l’ONU pouvait confirmer que « il y avait eu des tirs d’artillerie et de grenades. Il y avait aussi eu d’autres formes de violence comprenant des tirs à distance rapprochée et des abus sérieux ».

Cette progression d’événements peut être reconstruite: après la Prière du vendredi du 25 mai, plus de 700 hommes armés sous la direction d’Abdurrazzaq Tlass et Yahya Yusuf ont attaqué – arrivant en trois groupes depuis rasten, Kafr Laha et Akraba – trois barrages routiers autour de Taldou. Les rebelles étant plus nombreux que les soldats (la plupart sunnites eux aussi) les engagèrent en une bataille sanglante, tuant deux douzaines de soldats, pour la plupart des conscrits. Pendant et après les combats les rebelles ont exécuté les familles al-Sajjid et Abdarrazzaq. Ils avaient refusé de rejoindre l’opposition.

 

(1) Le journaliste Marat Musin a aussi confirmé la présence d’officiers français sur le sol syrien, capturés par l’armée régulière et qui ont fait l’objet de négociations dont les termes sont restés secrets pour leur expulsion via le Liban.

 

Source: http://www.currentconcerns.ch/index.php?id=1830

http://www.faz.net/aktuell/politik/arabische-welt/syrien-eine-ausloeschung-11784434.html

 

 

Traduit depuis le web par willsummer

 

La Route Vers l’Oligarchie

25 juillet 2012

Par Bernie Sanders – Bernie Sanders est Sénateur indépendant de l’État US du Vermont.

Le Comité Sénatorial sur le Sous-Comité Judiciaire sur la Constitution, les Droits Civiques et les Droits de l’Homme a tenu une audience mardi intitulée « Reprendre Notre Démocratie: Réponse à Citizens United et l’Essor des Super PACs« . Voici la déclaration du Sénateur Bernie Sanders:

M. le Président, merci d’avoir convoqué une audience sur le thème immensément important de la « Reprise de notre Démocratie ». Malheureusement, ce titre décrit exactement le défi qui nous fait face aujourd’hui.

L’histoire de ce pays a été l’énergie vers une démocratie de de plus en plus inclusive – une démocratie qui accomplirait le magnifique phrasé d’Abraham Lincoln à Gettysburg dans lequel il décrivait l’Amérique comme une nation « du peuple par le peuple avec le peuple. »

Nous savons tous que la démocratie américaine n’a pas toujours été à la hauteur de ces idéaux. Quand ce pays fut fondé, seuls les propriétaires mâles et blancs âgés de plus de 21 ans avaient le droit de vote. Mais le peuple s’est battu pour changer cela et nous sommes devenus une démocratie plus inclusive. Après la Guerre Civile, nous avons amendé la Constitution pour permettre aux hommes non-blancs de voter. Nous sommes devenus une démocratie plus inclusive. En 1920, après des années de lutte et contre une énorme opposition, nous avons finalement ratifié le 19ème Amendement, garantissant aux femmes le droit de vote. Nous sommes devenus une démocratie plus inclusive.

En 1965, sous la direction de Martin Luther King Jr. et d’autres, le grand mouvement des droits civiques a enfin réussi à pénaliser le racisme devant l’urne électorale et LBJ (le Président Lyndon Johnson, NDT) a signé le Voting Rights Act . Nous sommes devenus une démocratie plus inclusive.

Un an plus tard, la Cour Suprême statua que la poll taxétait anticonstitutionnelle, que les gens ne pouvaient pas voir renié leur droit au vote parce qu’ils ont de faibles revenus. Nous sommes devenus une démocratie plus inclusive. En 1971, des jeunes gens à travers le pays ont dit, « Nous sommes appelés sous les drapeaux pour aller au Vietnam et nous faire tuer, mais nous n’avons même pas le droit de voter. » L’âge légal pour voter fut abaissé à 18 ans. Nous sommes devenus une démocratie plus inclusive.

Les fondations démocratiques de notre pays et ce mouvement vers une démocratie plus inclusive font maintenant face aux attaques les plus sévères, à la fois économiquement et politiquement, que nous ayons vues dans l’histoire moderne de notre pays. Tragiquement, alors que je dis ceci avec connaissance de cause, nous sommes déjà bien avancés sur le chemin pour voir notre pays changer pour une forme oligarchique de gouvernement – où presque tout le pouvoir économique et politique repose entre les mains d’une poignée de familles. C’est une tendance que nous devons renverser.

Économiquement, les USA d’aujourd’hui ont, de loin, la distribution de richesse et de revenus la plus inégalitaire de tous les grands pays sur Terre et cette inégalité est pire aujourd’hui aux USA que depuis la fin des années 1920.

Aujourd’hui, les 400 individus les plus riches possèdent plus de richesse matérielle que la moitié la plus pauvre de la population des USA – 150 millions de personnes.

Aujourd’hui, une famille, la famille Walton fameuse grâce à Wal-Mart, avec 89 milliards $, possède davantage que les 40% des citoyens les moins riches des USA. Une famille possède plus que les 40% les plus démunis.

Aujourd’hui, le 1% le plus riche possède 40% de tout ce qu’il y a à posséder, alors que les 60% les plus pauvres n’en possèdent que moins de 2%. Incroyablement, les 40% des Américains les plus pauvres possèdent seulement 3/10 d’un pour cent de la richesse du pays.

C’est ce qui se passe économiquement dans ce pays. Une poignée de milliardaires possèdent une part importante de la richesse des USA et ont un énorme contrôle sur l’économie. Ce que la Cour Suprême a fait avec Citizens United est de dire à ces mêmes milliardaires: « Vous possédez et contrôlez l’économie, vous possédez Wall Street, vous possédez les compagnies houillères, les compagnies pétrolières. Maintenant, pour une très petite part de votre opulence, nous allons vous donner l’opportunité de posséder le gouvernement des USA. » C’est l’essence-même de ce qu’est Citizens United – et c’est pourquoi il doit être arrêté.

Soyons clairs. Pourquoi serions-nous surpris qu’une seule famille, pesant 50 milliards $, soit prête à dépenser 400 millions $ dans cette élection pour protéger leurs intérêts? C’est un petit investissement pour eux et un bon investissement. Mais il ne s’agit pas seulement des frères Koch.

Il y a au moins 23 familles milliardaires qui ont contribué au minimum 250.000 $ chacune dans le processus politique de cette campagne jusqu’à maintenant; je devine que ce chiffre est en réalité bien plus élevé car beaucoup de ces contributions se font en secret. En d’autres termes, non contents de posséder notre économie, le 1% veut par-dessus le marché posséder notre gouvernement.

L’amendement constitutionnel que le député Ted Deutch et moi avons introduit affirme ce qui suit:

_ Les corporations à but lucratif ne sont pas des personnes, et ne disposent d’aucuns droits sous la Constitution.

_ Les corporations à but lucratif sont des entités de l’état, et sont sujettes à la régulation par les législatures des états, tant que ces régulations ne limitent pas la liberté de la presse.

_ Les corporations à but lucratif sont interdites de faire des contributions ou des dépenses dans les campagnes politiques.

_ Le Congrès et les états ont le droit de réguler et de limiter toutes les dépenses et les contributions politiques, y compris celles faites par un(e) candidat(e).

Je suis fier de dire que le peuple des USA fait entendre sa voix sur ce sujet – ils nous disent haut et fort qu’il est temps de renverser la tendance. Six états, dont le mien du Vermont, ont passé des résolutions nous demandant de passer un amendement constitutionnel pour arrêter net Citizens United. Plus de 200 gouvernements locaux ont fait la même chose, parmi lesquels beaucoup sont du Vermont. Je suis fier de promouvoir un tel amendement. Mes collègues ici, M. Baucus, M. Udall, et Ms. Edwards, ont tous de bons amendements, et je les remercie pour leur dur labeur sur ce sujet.

Pour voir la liste de familles milliardaires ayant donné au moins 250.000$ aux campagnes, cliquez ici.

Pour en lire plus sur l’Amendement « Saving American Democracy » de Bernie Sanders, cliquez ici.

 

 

Source: http://www.michaelmoore.com/words/mike-friends-blog/the-road-to-oligarchy

 

 

Traduit depuis le web par willsummer

LES MARDIS DE LA TERREUR

L.I.E.S.I.

Le 29 mai 2012, deux journalistes du New York Times, Jo Becker et Scott Shane, ont affirmé que CHAQUE MARDI, le président Obama présidait une réunion où l’on décidait qui était sur la liste de AL QAIDA et qui pouvait être ÉLIMINÉ physiquement !

PERMIS DE TUER

Qui sont présents ? Les boss du dispositif antiterroriste américain. On assure que tout est cependant fait pour éviter les dommages collatéraux. C’est ainsi que, selon le général James Jones : « Il est arrivé très souvent que nous suspendions une mission au dernier moment simplement parce qu’il y avait du monde autour de la cible ». Rassurant !

Et pourtant, on n’interrogera pas les femmes et les enfants massacrés par les drones de B. Obama, destinés à tuer un « terroriste », du moins selon les certitudes des « services ». En attendant, on donne des leçons aux Libyens, aux Syriens et aux Européens, sans oublier les Russes et les…

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Ex-dirigeants GCHQ/MoD à la tête d’une compagnie associés au fournisseur d’équipements de défense au régime Assad

La même compagnie qui fournit des hélicoptères à l’OTAN (la vidéo en lien ci-après montre les forces américaines en action en Afghanistan dirigées par l’OTAN Un pilote d’hélicoptère US chante « Bye, bye, Miss American Pie » alors qu’il pulvérise une cible afghane ) fournit également des équipements de communication militaire au gouvernement syrien, et ceci n’est qu’une petite partie de l’information…

Avec ce rapport, une compilation d’informations provenant des ‘Syria Files’ récemment mise en ligne par Wikileaks, ainsi que des câbles, dossiers/documents transmis par l’intermédiaire de l’installation Darker Net ‘Supersearch’, nous entrons dans le monde équivoque des entrepreneurs spécialisés dans la défense, qui gagnent des millions grâce à la guerre et qui évitent les sanctions et les embargos par des manœuvres trompeuses. C’est également le monde d’anciens chefs de gouvernements qui migrent vers le secteur commercial, en utilisant leurs contacts antérieurs pour établir des contrats lucratifs.

Les premiers e-mails rendus publics tirés des ‘Syria Files’ de Wikileaks montrent que Finnmeccanica, une multinationale italienne spécialisée dans la défense ayant des intérêts importants au Royaume-Uni, a fourni au régime syrien du matériel de communication ainsi que de l’expertise sur les hélicoptères après le début des attaques contre les manifestations pacifiques en Mars 2011. Selex Elsag, une filiale de Finmeccanica au Royaume-Uni, a vendu le matériel de radiocommunication destiné à l’usage de la police syrienne en mai 2011, au moment où l’UE imposait un embargo sur le régime interdisant l’exportation d’armes et de matériel pouvant être utilisés pour la répression interne. Le matériel radio Tetra, dont 500 radiotéléphones portatifs VS3000 non sujets aux interférences, était destiné à être utilisé par la police et les militaires stationnés à Muadamia, une banlieue de Damascus, et valait 50 millions de dollars. Les fuites au niveau des e-mails montrent également qu’en février 2012, bien après que l’UE ait imposé des sanctions économiques à la Syrie, des ingénieurs de Selex Elsag se sont rendus en Syrie pour offrir une formation sur la technologie des communications, y compris la façon dont elle pourrait être installée dans les hélicoptères.

Finmeccanica est également un important fournisseur d’hélicoptères de l’OTAN et il est le quatrième plus grand industriel spécialisé dans la défense en Europe, classé dans le top 10 mondial. La société basée en Italie génère des revenus d’environ 5,9 milliards de dollars par le biais de ses opérations militaires, qui comprennent des avions, des systèmes de radar, des véhicules de combat, des munitions, des systèmes de contrôle/commandement, des systèmes spatiaux, des hélicoptères et des drones. En juillet 2011, Finmeccanica a débuté des négociations dans le but de fournir l’équipement Tetra à l’Iran et à ses services de police, mais l’entreprise a ensuite été forcée de faire marche arrière sous la pression des Etats-Unis – pour voir le câble secret à ce sujet cliquez ici.

Il est intéressant de noter que les opérations de Finmeccanica au Royaume-Uni sont dirigées par Sir Kevin Tebbit, ancien directeur du GCHQ, le service de renseignements des transmissions britannique, et ancien secrétaire permanent à la Défense, où il a géré le Comité tout-puissant du D-Notice. Tebbit (qui est aussi le président de Selex – voir ci-dessous) a été appelé à témoigner pendant l’enquête Chilcott au sujet de la guerre en Iraq et devant la Commission d’Enquête Hutton sur la mort mystérieuse du Dr David Kelly, inspecteur des armements de l’ONU. Tebbit a également pris part dans la dissimulation d’un scandale de caisses noires impliquant des contrats BAE de la Défense et l’Arabie Saoudite.


                Sir Kevin Tebbit

Un autre chef Finmeccanica (administrateur non-exécutif) et aussi un ancien directeur du GCHQ est Sir David Ormond, qui comme Tebbit était témoin à l’enquête Chilcott. Ormand était parmi ceux qui avaient décidé que David Kelly devrait être poursuivi pour avoir parlé aux médias du dossier du gouvernement sur les présumées armes de destruction massive en Iraq. Ormond est également le co-auteur du rapport DEMOS « Intelligence » sur l’espionnage informatique (préconisant l’espionnage sur Twitter et Facebook), cliquez ici pour en savoir plus.

En ce qui concerne Selex, il emploie plus de 10 000 personne dans 15 usines et bureaux au Royaume-Uni. Pour citer le site Internet de Selex Elsag : ‘Dans le domaine de la défense, SELEX Elsag possède des capacités de référence dans le domaine des communications sécurisées, notamment sur le champs de bataille, l’intégration de systèmes, la cryptographie, d’ingénierie des radiofréquences et des projets spéciaux. Dans le secteur civil, l’entreprise est couronnée de succès dans le cadre des marchés de la Sécurité et de la Résilience, et des communications professionnelles. SELEX Elsag propose des solutions et des conseils de sécurité informatisés, avec des technologies et des processus éprouvés dans de grands programmes à la fois au Royaume-Uni et à l’étranger. Il a récemment été sélectionné dans le but de fournir une protection en cyber-sécurité à l’OTAN et à ses pays membres.

Pour voir les fichiers secrets et les câbles relatifs à Selex ainsi que les sources via l‘installation Darker Net Supersearch, cliquez ici. Pour voir des câbles et des dossiers similaires sur Finmeccanica, cliquez ici.

Pour un aperçu complet de la défense européenne et de l’industrie de surveillance, cliquez sur  http://darkernet.files.wordpress.com/2012/07/bigbrother.pdf%27%3Ehere  pour télécharger le document.